« Sacraliser la parole des premiers concernés »

Il y a cette rumeur selon laquelle il ne faudrait pas prendre comme base le récit des premiers concernés car ils ne seraient pas « experts » de leurs questions et manqueraient de « recul ».

Askip on « sacraliserait » la parole des « premiers concernés ».

Outre le paternalisme et la violence symbolique de rejeter ce récit en le balayant d’un revers de la main, c’est une grossière erreur de vouloir faire abstraction de cette parole.

Parce que toutes les luttes victorieuses émergent historiquement de cette parole.

Certes, si le témoignage agrémenté de techniques aiguisées de storytelling n’est pas une preuve factuelle, on aurait tort d’ignorer la perception des premiers concernés.

Car c’est derrière cette perception qu’on est le mieux capable de comprendre leur besoin.

Et ce sont les techniques de narration qui déforment les faits, pas le ressenti des premiers concernés.

Ce ressenti, c’est de la data qualitative, et c’est une base précieuse pour en tirer des conclusions factuelles.

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