Arrêtons de confondre séduction avec prédation sexuelle

Quand on voit les premiers témoignages qui ressortent de l’affaire PPDA, il apparaît clairement qu’on doit en finir avec la confusion entre séduction et prédation sexuelle.

Et pour ça il faut déconstruire une fausse croyance populaire : celles que les femmes et personnes assignées comme telles seraient naturellement «séduites» par le pouvoir.

Il n’y a rien de plus FAUX.

  • Lorsqu’une femme doit céder à une relation sexuelle (et non lorsqu’elle propose) parce qu’elle est en situation de vulnérabilité et qu’elle a besoin du pouvoir d’un homme pour obtenir un travail ou un logement ou n’importe quel autre passe-droit (notes à un examen, recommandation, ou quelconque aide), ce n’est PAS de la séduction mais une forme de chantage.
  • Lorsqu’un homme utilise son pouvoir, son influence, voire son emprise pour obtenir des relations sexuelles, il est dans de la prédation et non dans de la séduction. Encore pire lorsqu’il met en place des systèmes pour multiplier les victimes.
  • Contrairement à ce que l’on peut croire, ce ne sont pas les profils séducteurs qui sont les plus à craindre, mais bien ceux des «nice guys» qui se prétendent alliés du féminisme et qui estiment qu’une femme leur «doit» du sexe, parce qu’ils ont été «gentils» ou qu’ils ont «rendu» un ou des services.
  • Aux hommes qui ont du pouvoir et de la responsabilité : il est également de votre responsabilité de ne pas abuser des femmes vulnérables qui pourraient avoir besoin de votre pouvoir. Si vous souhaitez sincèrement les aider, ne demandez rien en retour. Et si vous ne souhaitez pas le faire, refusez les relations dont vous doutez du consentement libre et éclairé. Dans tous les cas, posez la question clairement à la personne concernée et ne vous engagez pas là dedans si vous n’êtes pas sûr de ses intentions réelles.
  • Enfin, il convient d’arrêter de blâmer les femmes qui acceptent l’inacceptable parce qu’elles ont besoin de travailler pour se nourrir, se loger, voire s’accomplir car il s’agit bien souvent d’un instinct de survie. Et quand bien même ce ne serait pas une question vitale, on ne devrait pas avoir à céder à du chantage affectif ou sexuel pour briser des plafonds de verre. Il n’y a pas de « promotion canapé », mais bien des cas de harcèlement sexuel.

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