Garder son sang-froid sur la question du terrorisme

Bon, histoire de garder le sang froid avec cette histoire de terrorisme.

Perso, je ne sais pas ce que ça veut dire « l’islam politique ». Est-ce que c’est quand on s’organise politiquement de manière autonome (ou pas, parce que #Taqiya) ? Est-ce que c’est dire que nos règles religieuses s’adaptent parfaitement aux lois de la République ? Est-ce qu’on parle de courants politiques étrangers qui n’ont rien à faire dans une société sécularisée comme la nôtre ? Parce que tout ceci est bien différent. D’où l’intérêt de bien définir les termes « islam politique » et « islamisme » avant de l’ouvrir à ce sujet, pour savoir de quoi et d’où on parle.

Clairement, il n’y a pas de structure officielle de « l’islam politique » en France, même s’il doit bien exister des sympathisants et des liens informels qui relèvent de cette idéologie sur le territoire. En dehors de ceci, les autres élucubrations à ce sujet relèvent de purs fantasmes. Garder en tête qu’entre être sensible à une idéologie, être attiré par un passage à l’acte violent et passer concrètement à l’action, il existe tout un processus en plusieurs étapes qu’il convient d’identifier pour mieux l’enrayer et prévenir le terrorisme se réclamant faussement de l’islam.

De plus, respecter les lois françaises n’empêche pas de pratiquer l’islam, et pratiquer l’islam reste possible même sous la loi française.

En revanche, il y a une volonté sociétale et politique de mettre des freins à cette pratique et de limiter de plus en plus les marges de manœuvre des personnes musulmanes. Cette volonté se traduit par la mise en épingle de polémiques toutes plus stériles les unes que les autres. Un jour, les responsables devront assumer les conséquences de ces procédés dangereux.

Enfin, malgré les nombreuses tragédies sur le territoire, on ne sait toujours pas comment prévenir le terrorisme. De toute évidence, la fermeture des frontières liée à la crise du COVID19 n’empêche en rien la radicalisation violente (coucou Marine Le Pen). C’est donc ailleurs que la focale doit se poser. Et un jour, il faudra penser à garder en vie les terroristes, pas pour leur faire des papouilles hein, car on ne vit pas chez les Bisounours non plus, mais plutôt pour étudier leurs comportements, leur vision, façon Mindhunter, afin de dresser leur profil psychologique ET sociologique et de prévenir les éventuelles récidives, comme on l’a fait avec les tueurs en série dans les années 70.

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