1 mois de quasi-abandon de Facebook : le bilan

Je voulais lâcher prise cette année, et aujourd’hui, j’y suis presque parvenue. Je ne pourrais pas vraiment dire si j’ai réussi à atteindre cet objectif au maximum, parce que c’est pas vraiment quantifiable, mais ce qui est certain, c’est que les changements de fonctionnement dans mon travail commencent à avoir un impact positif.

En réalité, je dépends encore un peu de Facebook : mon compte me sert autant de divertissement que de canal pour une revue de presse. C’est pour ces raisons que je ne vais pas jusqu’à la suspension ou la totale déconnexion.

Cependant, le fait de ne plus publier mes billets sur mon compte a changé les choses de manière radicale. J’ai laissé faire les outils de partage automatique (Page facebook, compte Twitter, page LinkedIn et newsletters), et le premier résultat, c’est la chute drastique des statistiques.

A première vue, cette baisse de trafic pourrait être effrayante. Parce que voilà, c’est compliqué d’attirer des annonceurs sans clics et sans visibilité.

En réalité, j’ai pu ainsi enclencher un questionnement essentiel. Est-ce que mon but quand j’écris  est d’être lue par un maximum de personnes ? Ce serait le cas si j’étais uniquement dans une logique marchande. Sauf que je ne le suis pas. Enfin, pas vraiment. Parce que j’écris d’abord pour me libérer de ce que subis, en le verbalisant. Puis, pour me connecter avec les personnes susceptibles de se reconnaître dans ce que je décris, dans l’optique éventuelle de transformer ceci en action efficace. Je préfère toujours la qualité d’un lien à la quantité de lecteurs.

C’est aussi pourquoi oublier le nombre de vues et d’interactions m’a en réalité plus émancipée qu’effrayée. Ne plus courir après ces chiffres m’a reposée, mais aussi dégagé du temps que je n’avais plus à force de baigner dans le bruit des notifications. Ce temps m’a permis  de proposer plus de contenu de qualité à mes lecteurs les plus fidèles, mais aussi (et surtout) de réfléchir à des moyens de mieux pérenniser mon travail.

La leçon de cette expérience, c’est que courir après des choses que je ne maîtrise pas car je n’ai aucun contrôle possible dessus, c’est épuisant, et ça ne mène nulle part, à part vers le risque de perdre ce que j’ai déjà, et qui est bien plus précieux qu’on ne veut bien le penser : sa santé, et les vrais proches qui nous soutiennent sincèrement. Le secret, ce serait donc d’entretenir ce qu’on a déjà, pour faire grandir son réseau et sa communauté proprement. La qualité, avant la quantité. Mais ça demande de la patience, et du travail sur le long terme.

…Ce qu’on ne fait plus aujourd’hui, et c’est ce qui sclérose et empoisonne notre environnement : la culture de la performance, tout et tout de suite. Peu importe les dégâts occasionnés et les dommages collatéraux. J’aurais gagné du temps et de l’énergie précieuse si je l’avais compris avant. Heureusement, ce n’est jamais trop tard. Car aujourd’hui, je sais que je n’accepterai plus d’environnements toxiques et improductifs, où on priorise des choses pas importantes.

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